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Addict ?!

Je vous propose des articles, conseils & des réponses pour aller mieux

Addict ?!

Nous avons toutes & tous, à des degrés différents, un tempérament addictif. Que ce soit la cigarette, l’alcool, le sexe, les drogues (légales ou non…), le téléphone, la bouffe, les réseaux sociaux, internet et j’en passe…
Un jour, j’ai appris qu’être addict, c’est être au service de ce qui nous aliène. Être l’esclave, ce qui fait qu’au bout du compte, cette fausse relation « Dominant/ Dominé » nous donne cette illusion que nous ne sommes désormais plus seul(e).

Personnellement, je suis passée par toutes sortes d’addictions. Et à l’heure où je vous écris, je me bats encore contre certaines…

La dépendance perdure pour de bonnes raisons. Comme nous le savons déjà, elle vient combler un, des manques affectifs, ou autre.
Alors, apprendre à bien identifier ce qui nous fait défaut, et ainsi cibler le « pourquoi » d’une telle attitude face à la tentation, peut aider à stopper le processus.

Je peux par exemple vous conseiller une Thérapie Comportementale & Cognitive (TCC). Elle peut-être brève et axée sur les mécaniques fondamentales du comportement addictif.
Libre à vous de choisir la thérapie et le thérapeute de votre choix qui vous conviendra au mieux.
De multiples praticiens s’offrent à vous, comme les addictologues, et bien d’autres.

Cependant, commençons dès maintenant par décortiquer ce genre de comportement.
Je pense qu’il est ancré en nous, et ce dès l’enfance, un type d’influence qui poussera nos réflexes jusqu’à l’âge adulte.
En effet, si plus jeune vous aviez tendance à être attiré par le système de compensation, alors il n’est pas surprenant que plus tard, vous vous penchiez vers « l’auto-médication », qui englobe un tas de gestes du quotidien.
L’empreinte marquée par ces habitudes nocives témoignent donc d’un passif chargé en mécanismes de défense et de protection.
Si vous mettez le doigt sur ce qui vous fait peur par exemple, vous êtes sur le bon chemin pour atténuer, voir supprimer ces penchants.
« Trouvez ce dont une personne a le plus peur et vous saurez de quoi sera faite sa prochaine étape de croissance » C.G. Jung

Tout comme les toxiques que nous sommes susceptibles d’alimenter inconsciemment, il devient important de s’en délester.
Désencombrer sa vie de tout ces « nœuds » qui nous empêchent d’avancer sereinement, et d’être nous-même.

Sam Naifeh, dans un article sur les causes de la dépendance affirme: « La dépendance est un problème de l’ombre ».
Les compulsions, notamment de l’ordre de l’alcool et des drogues proviendraient « de la recherche incohérente du côté ombrageux de son être » selon Jean Monbourquette dans son excellent livre « Comment apprivoiser son ombre, le côté mal aimé de soi ».
Il ajoute que « nous avons beau accuser les substances toxiques d’être la cause de déchéances humaines, en vérité, elles n’en sont que la cause indirecte en permettant au consommateur de franchir les limites du conscient. L’utilisateur s’identifie au côté sombre de lui-même qui l’obsède constamment. La partie sobre de l’alcoolique se trouve dans une constante insatisfaction tant qu’elle n’a pas retrouvé la partie alcoolique cachée dans l’ombre ».


Concrètement, nous projetons nos angoisses les plus profondes sur ce qui nous fait du mal, comme solution à tous nos ennuis.
Bien évidemment, tout ceci est un leurre, et tout ce mal que nous nous faisons par le biais de ces « poisons », ne fera qu’augmenter les problèmes.

Réfléchissez, analysez bien l’impact néfaste qu’ils engendrent sur votre état.

Cela en vaut-il vraiment la peine ?

 

Ne payons pas plus chère la facture finalement ?

 

Et le côté ultra éphémère du plaisir procuré (qui encore, à long terme disparaît complètement), ne serait-il pas largement surestimé, par rapport au constat établi post-consommation…?

Quand je vois toutes les souffrances qu’une prise malheureuse peut susciter , je suis écœurée à la seule pensée d’ingérer ces faux substituts aux carences qui m’assaillent.

Il existe tellement d’autres palliatifs sains et enrichissants, capables de nous apprivoiser.
Et je vous le certifie, rien ne vaut un état lucide, en pleine possession de ses capacités, libre et en vie.

Vouloir échapper à la réalité ne dure qu’un temps et retarde l’échéance.
Elle nous rattrapera toujours.
Quoi que nous fuyons.

Méditez, lisez, écoutez, marchez, sensibilisez-vous au présent !

Après, chacun son rythme bien sûr.
Il est primordial d’attaquer les problématiques UNE PAR UNE.

En se donnant des petits objectifs à atteindre quotidiennement.

La moindre diminution est une victoire !

Félicitez-vous et soyez indulgent(e) avec vous !

Vous ne rendez des comptes qu’à vous-même.
Vous n’avez rien à prouver, à qui que ce soit.

Votre corps à des messages pour vous.
Soyez à son écoute.
Ses mots, ses maux, sont de précieux outils d’information et de traduction qui vous permettront de décoder vos réels besoins.

Je vous recommande également les groupes de paroles dédiés à votre douleur.

PENSONS – PARLONS – AGISSONS !

                         😉

 

4 réponses

  1. Siegfried dit :

    Tellement perspicace et pertinent … Magnifique article !

  2. Beau parcours Susanna. Au plaisir de vous lire. Amitié. Laurence Besnard Darolle.

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