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« Je suis un volcan en sommeil »: La colère essentielle

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« Je suis un volcan en sommeil »: La colère essentielle

Il y a peu, j’ai appris, avec une boule au fond de la gorge, que je ne ressentais pas la colère.
Pourtant nécessaire à toute personne, elle est un tremplin qui permet de se propulser un peu plus loin dans son évolution.

En psy, on parle de « pulsion de vie » (en contradiction avec la « pulsion de mort », dite d’autodestruction).
Cette « impulsion » nous sert alors de protection, de défense.
Elle définit les limites essentielles de notre être, ce qui nous amène à savoir dire « NON ! » lorsque l’étau se resserre.

« NON je ne veux pas »

« NON je n’ai pas envie »

« NON tu vas trop loin »

« NON je ne peux pas »

Quand la colère s’intensifie, elle devient le paratonnerre de nos émotions, et le signal d’alarme nous alerte du dépassement de ces limites qui nous préservent.
C’est souvent « l’autre » qui franchit ces barrières.
Cette zone intime qui nous enrobe entièrement.
En fait, c’est le respect que nous avons pour nous-même.
Le respect que nous nous devons. Et que quiconque nous doit !

C’est en cela que ma respiration s’est coupée, que mon œsophage s’est noué:
Où se trouve mon propre respect ?
Où s’établissent mes limites ?
Quelles sont mes règles ?
Jusqu’où va « le droit de l’autre » sur moi ?

Intellectuellement, je sais ce qui est mal.
Pourtant, je ne ressens pas cet élan qui me pousse à couvrir mes arrières.

La colère, un énergie fondamentale découlant de nos sensations, de notre identité.

Elle rectifie les injustices et forge une décision.

Bien évidemment, comme toute chose, elle devient nocive à outrance.
Cependant elle délivre un message. Cet individu bouillonnant ne demande qu’à extirper son mal.
Et comme dans chaque extrême, ne jamais se mettre en colère démontre le manque de confiance en soi.

Nous pouvons souvent remarquer qu’elle est une étape dans un processus de reconstruction (le deuil, quel qu’il soit, par exemple…).

Le manque de colère dans ma vie signifie que je peux parfois, céder à certaines compulsions ou me laisser faire. Ne pas savoir répondre à une agression. Rester bloquée sur l’instant et repenser après-coup à la situation en cherchant la répartie adéquate…

Un jour, un psy m’a dit: « Vous êtes comme un volcan en sommeil ».
Cette phrase type « punchline » résonne en moi encore aujourd’hui.

Le noeud bien enfoui dans mon estomac est le reflet de ce qui m’enferme.
Libérer alors ce « monstre » qui me dévore insidieusement m’emmènera sur d’autres sentiers et rectifiera le tir de mon existence.

Ressentir de la colère, c’est insuffler de la vie afin de mieux connaître qui nous sommes.
Sans pour autant la faire jaillir sur n’importe quel innocent.
Mais d’abord la sentir, la comprendre et la faire se dissiper.

J’ai message à transmettre à mes bourreaux.
Quel est le vôtre ?

 

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