susannawood@outlook.fr

« Je m’auto-détruis, tu t’auto-détruis, il, elle… »

Je vous propose des articles, conseils & des réponses pour aller mieux

« Je m’auto-détruis, tu t’auto-détruis, il, elle… »

Pourquoi avons-nous tendance à nous tirer une balle dans le pied chaque fois que notre vie est susceptible d’évoluer ?
Cet auto-sabotage savamment orchestré par nos soins lorsque nous sommes tout proche d’un objectif à atteindre ou en pleine transition charnière, serait-il en fait révélateur, non pas de « bêtise » ou d’un comportement contraire, mais bien d’une mise en échec dont le but ultime est de nous convaincre que nous ne sommes pas capable, que nous ne pouvons pas changer, et donc que nous sommes sans valeur aucune…
Nous nous mettons une pression telle sur les épaules qu’à partir du moment où l’on attend quelque chose de nous et que l’on doit indirectement rendre des comptes, le plus souvent à nous-même, et bien tout bascule et c’est là que nous trouvons un subterfuge subtilement amené afin de ruiner toute chance d’arriver à ce qu’on voulait au départ.
Des exemples, j’en ai plein mon sac à main.
Tellement j’ai été une adepte de ce vicieux procédé, qui m’a longtemps, longtemps enchainée…
Et je m’en voulais…
Car la culpabilité est toujours de mise après ce genre de processus. Même si finalement cette « décision » est inconsciente, elle n’en reste pas moins Notre décision.
Notre schéma établi.

Alors comment le brise-t’on ?

Vous savez bien que quand par exemple on a un RDV important (entretien d’embauche, réunion, RDV avec soi, première fois de quelque chose…) et que le stress prend le pas sur la raison; qu’au lieu de faire comme on voudrait faire ou comme on le devrait, nous gâchons tout à coup de fausses excuses:

« Je ne me sens pas bien »

« Je suis fatigué(e) »

« J’ai trop peur », donc je vais me cacher derrière une compulsion addictive (nourriture, toxiques, alcool etc…) pour ainsi me réfugier dans ce que je connais le mieux: ma zone de confort (toxique).
Ce qui me rassure immédiatement, et me conforte dans l’idée que de toute façon « Je suis nul(le) » (autre fausse excuse), et que « Tout ce que je fais, je le rate systématiquement »…

Parce qu’avoir peur de l’échec, c’est mentaliser l’échec, le visualiser et le vivre d’emblée, pour ne pas avoir à attendre qu’il vienne à nous, qu’il nous engouffre sous un tas de lamentations épuisantes…

Si l’échec devient un choix et que l’on n’a plus à angoisser pour savoir si nous allons réussir ou pas; que le laps de temps qui nous ronge et qui décidera à la fin du compte si nous sommes valable, sachons que l’on est avant tout maître de la situation.

La peur de l’échec d’accord, mais pourquoi parle-t’on également de peur de la réussite ? Qui peut sembler étrange, voir grotesque…
Comment peut-on avoir peur de réussir ?
En fait réussir est synonyme comme pour l’échec, de pression sociale.
La réussite demande de tenir la distance et d’être à même de remplir un ‘rôle puissant ».

Vous avez obtenu ce job que vous convoitiez tant, vous avez tout déchirer à l’entretien. Maintenant, vous devez assurer et rendre crédible tous les arguments que vous aviez avancé devant le boss.
Et oui, le premier pas quand il est fait n’a pas semblé si difficile que ça, il suffisait juste de ne pas trop réfléchir et de foncer.
Cet exemple de l’entretien est intéressant car il a une durée limité dans le temps. Alors que le reste qui suivra sera chaque jour une place à défendre.
Mais il y a beaucoup de situations dans le même genre que vous pouvez connaître: Saboter sa relation amoureuse, mettre en péril son avenir pour rester fidèle à un statut bien défini par sa famille etc…

Je pense que pour dire STOP A L’AUTODESTRUCTION, c’est à la fois se poser les bonnes questions qui ramènent à soi et comprendre ce qui fait tant flipper:

« De quoi j’ai peur si je réussi ? Si j’échoue ? »

« Cette peur fait écho à quoi, à quel souvenir ? »

 

« En quoi est-ce un enjeu si important ? »

 

« Et si je n’y arrive pas/ si j’y arrive, que se passera-t’il vraiment ? »

 

« Est-ce-que ça me posera problème à moi ou à une ou des personnes que je connais ? »

 

« Idéalement, qu’est-ce-que je souhaiterai ? »

 

« De quoi suis-je réellement capable ? »

 

« Quelles sont mes fragilités ? »

 

« Quels sont mes acquis ? »

 

« Qu’est-ce-qui est de ma responsabilité ? »

 

« Qu’est-ce-qui ne l’est pas ? »

 

C’est aussi connaître ses propres mécanismes de sabotage:

 

« Sur quoi je craque en premier quand j’ai peur ? »

 

« Qu’est-ce-que je répète comme rituel pour me protéger ? Pour quoi je craque précisément ? »

 

« En quoi cela me soulage ? »

 

« En quoi cela me protège ? »

 

« Est-ce-que ça marche ? Combien de temps ça marche ? »

Et enfin:

« Comment je me sens lorsque tous les stratagèmes que j’ai mis en place ne font plus d’effet et que le fait est là: J’ai tout fait pour me couler ou pour saborder mon projet…? »

 

« Est-ce-que ce sentiment à un sens pour moi ? »

 

« Il me sert à quoi finalement ? »

 

« Quelle est ma place lorsque je suis revenue au point initial ? »

 

Après avoir fait le tour de ces questions, il est primordial pour ne pas retomber, de consolider sa confiance en soi avec l’aide d’un thérapeute, de méditations, d’affirmations, de respirations, de nouveaux rituels visant à l’améliorer et balayer les anciens.
Bref, des exercices pratiques venant compléter et renforcer le mental.

Sachez que votre comportement n’est pas inéluctable et qu’il est toujours à votre portée de faire basculer le scénario habituel. (Dans un sens comme dans l’autre…)

Aimez-vous, croyez en vous, à chaque fois un peu plus et dîtes-vous que l’issue de l’histoire vous appartient.
N’ayez pas peur de ce pouvoir incroyable dont vous êtes détenteur.
Avec de l’Amour, il ne sera QUE bénéfique.

COURAGE ! C’est parti…!

😉

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *