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Borderline, comment ne pas déborder ?

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Borderline, comment ne pas déborder ?

Être constamment « au bord »…

Appelé aussi Trouble de l’état Limite ou Trouble de la Personnalité Limite (TPL), diagnostiqué sur le tard, souvent confondu avec la bipolarité.
De nombreuses définitions que l’on peut trouver sur Wikipédia ou dans des articles dédiés.
Ici, nous allons essayer de décrypter les codes de ce trouble de l’humeur véritablement complexe et donc difficile à cerner.

Personnellement concernée par cet état avec lequel je me débats, pour ne pas m’identifier à celui-ci et l’arborer en étendard.
Certes je m’y reconnais dans ces multiples caractéristiques et je cherche encore à le comprendre, à mieux « l’apprivoiser » pour ne pas m’y résigner.
Cependant on ne peut nier cette facette de notre personnalité, qui peut être commune chez beaucoup d’entre nous; bien que nous sommes toutes & tous uniques à notre manière.

Excessif, excessive dans ce que nous entreprenons, et généralement pour de mauvaises choses. Des choses qui nous font du tort.
Tempérament auto-destructeur, tenté(e) de pousser chaque fois le bouchon un peu plus loin.
Tout ou rien, le bien ou le mal, voilà des extrêmes avec lesquels nous sommes en perpétuel tiraillement.
Un ascenseur émotionnel, qui par un détail, une phrase, une situation, peut basculer d’une minute à l’autre vers le haut ou vers le bas.
Une puissante énergie difficilement canalisable parfois, capable de nous lâcher à tout moment.

Fatigué(e), usé(e) d’être toujours en complète contradiction avec soi-même, multipliant les comportements addictifs, tout en ayant cette éphémère sensation, que nous pouvons « gérer ».
Bien sûr ça n’est qu’une douce illusion qui se transforme par la suite en amère culpabilité.

L’envie de bien faire, de trop bien faire même, et se perdre dans les décisions que nous devons prendre, les choix que nous avons à affronter.

Au bord de l’implosion, une colère ravalée, parfois régurgitée inopportunément.
Bouillir en silence dans l’attente d’une éventuelle future explosion.
Des évènements traumatiques, quelque fois nombreux, qui nous collent à la peau. Un engrenage, des problèmes qui comme des cubes, s’emboîtent les uns aux autres, avalanche en série qui nous submerge.

Être Borderline, c’est aussi être idéaliste, entre le fantasme & la réalité.
C’est vouloir toujours plus et toujours mieux.
Avec un grand besoin d’adrénaline, quand on le décide, quelque soit les personnes que l’on fréquente ou la substance qu’on ingère.

Franchir la ligne pour braver « l’interdit ».

Et entre autre refuser de grandir…
Adulte depuis plusieurs années maintenant, j’ai encore du mal aujourd’hui à me considérer en tant que telle.
Car être adulte, c’est ne plus « dépasser », ne plus transgresser, ne plus mentir.
C’est avoir des responsabilités, se marier, avoir des enfants, ou du moins c’est ce que nous dicte la société.
Cataloguée « hors-norme », complaisante dans la démesure, je suis longtemps restée au stade de « vilain petit canard ». Pourtant, si l’on se rappelle cette histoire, ce dernier se métamorphose en un beau & majestueux cygne.

En fait, j’ai compris dès lors, que durant la majorité de ma vie, j’ai été comme « en transition ».

En chemin vers un autre moi, plus paisible, plus « armé » face à cette incroyable  aventure.
Alors que j’ai commencé à saisir mes différents fonctionnements, j’ai pu les façonner, car nous ne pouvons lutter contre le côté plus ombrageux de notre être, il en fait partie intégrante.
Le Yin Yang nous démontre que cette dualité se caractérise par une double complémentarité.

Borderline n’est pas une fin en soi. Nous pouvons le voir comme un compagnon de route, qui n’est ni vraiment ami, ni vraiment ennemi.
L’accepter puis apprendre à le connaître; avec le temps, se familiariser.

C’est ça la clé.
Comprendre les rouages de ses propres conduites, pouvoir anticiper ses réactions et adopter la meilleure des solutions possible.
Ne surtout pas refouler ce qui fait de nous ce que nous sommes.
Vivre au présent et laisser derrière ce qui est passé.
Trouver son exutoire !
Que ce soit l’écriture, le dessin, la peinture, le chant, la musique, le sport ou tout ce que vous voulez qui puisse vous faire un bien fou !
Consulter un spécialiste, parler, exprimer ses blessures *.
Bien s’entourer en bannissant les personnes toxiques de notre quotidien.
Faire ses expériences, se tromper, en sortir toujours plus fort(e), plus conscient(e), plus authentique.
Sans culpabiliser, sans regretter les fois où nous sommes tombé(e)s, où nous tomberons…
Parce que oui, il y aura quelques bleus, mais on se relèvera…
Pour se révéler à nous même !
Être en phase, fier(e) d’exister, d’avoir des aspérités, de ne pas être  lisse comme la plupart des gens.
Ce qui ajoute également à notre valeur.

Sachez que votre transformation est simplement en cours de téléchargement, et que c’est en rêvant votre vie, que vous vivrez vos rêves !

Soyons en mode « Kintsugi »!
Cet art japonais qui consiste à réparer des objets brisés en recollant les morceaux et magnifier ses brèches avec de la poudre d’or, plutôt que de chercher à les masquer.
Nos cicatrices sont belles.

😉

 

* Association AforPEL, consacrée aux Borderline (www.aforpel.org)

 

 

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